Maison · Méthode de travail

La méthode

Les questions qu’on nous pose avant de nous engager, et celles qu’on ne nous pose jamais à voix haute. Le déroulé d’un mandat, sans schéma en cinq phases : une maison de conseil se juge à la nature de ses réponses, pas à son diagramme.

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Ce que nous sommes

Qu’est-ce que vous faites, concrètement ?
Nous aidons une direction à décider ce qu’elle fait de l’intelligence artificielle : ce qu’elle déploie, ce qu’elle refuse, ce qu’elle confie à l’extérieur, ce qu’elle garde. Nous travaillons aussi sur ce que les modèles disent d’elle, parce qu’un dirigeant est aujourd’hui résumé par des systèmes qui ne lui demandent pas son avis. Nous ne vendons pas de logiciel et ne revendons la licence de personne. Notre production est une décision, pas un outil.
Vous êtes une agence ?
Non. Une agence exécute un cahier des charges. Nous intervenons en amont, quand le cahier des charges n’existe pas encore et que la vraie question est de savoir s’il doit exister. 17 STANDARDS est une maison : un cadre d’exigence sous lequel des signatures spécialisées exercent. Revaz IA Digital en est la première. Quand un mandat appelle de l’exécution, elle passe par la signature compétente ou par vos équipes, sous le même standard.
Qui va s’occuper de mon dossier ?
Pierre-Yves Revaz conduit le mandat, du premier entretien au dernier arbitrage. Il n’y a pas de directeur de clientèle qui vend puis délègue à un junior.
Comment se compose l’équipe ?
Projet par projet, comme sur un tournage. Une maison de production ne garde pas un chef opérateur, un ingénieur du son et un monteur sous contrat toute l’année : elle réunit, pour un film donné, les meilleurs de chaque métier concerné et les fait travailler ensemble. Nous procédons ainsi. Selon ce que le mandat touche, juridique, technique, éditorial, sécurité des données, nous allons chercher le spécialiste qui fait autorité sur ce point précis. Ce n’est pas une commodité d’organisation, c’est une conviction : dans un domaine où l’état de l’art change tous les six mois, une équipe fixe est une équipe qui vieillit. Nous préférons des talents à jour, choisis pour ce projet-là.
Pourquoi vous plutôt qu’un grand cabinet ?
Un grand cabinet vous vendra une transformation. Nous vous aiderons à savoir si vous en avez besoin. Ce ne sont pas deux métiers concurrents : plusieurs de nos interventions consistent à préparer une direction à mieux acheter ce qu’un cabinet lui propose. La différence tient au conflit d’intérêts. Nous ne facturons ni jours d’intégration, ni licence, ni maintenance. Nous n’avons donc aucun intérêt économique à ce que vous déployiez.
Pourquoi vous plutôt que notre agence digitale ou notre DSI ?
Votre DSI sait ce que la machine peut faire. Votre agence sait la déployer. Ni l’un ni l’autre n’a pour mission de vous dire de ne pas le faire. C’est notre fonction : tenir une position, y compris contre le projet.
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Comment se déroule un mandat

Par quoi ça commence ?
Par la cartographie de la demande. Avant de savoir ce que les modèles disent de vous, il faut savoir ce qu’on leur demande. Ce sont deux choses distinctes, et la seconde est celle qui décide. Une maison peut avoir une image impeccable sur les questions que personne ne pose, et être absente des cinq questions qui déclenchent réellement une décision d’achat, de recrutement ou d’investissement. Ce travail porte un nom chez nous : Thot. Il identifie les questions réellement posées aux systèmes d’IA par vos clients, vos candidats, vos investisseurs et vos contreparties, puis les hiérarchise. Ensuite seulement on regarde les réponses.
Pourquoi commencer par là plutôt que par un audit ?
Parce qu’un audit qui part des réponses vous donne une photographie. Un travail qui part des questions vous donne une priorité. La différence se voit au moment d’arbitrer : sans hiérarchie de la demande, tout paraît urgent et rien ne se décide.
Combien de temps prend cette première analyse ?
Moins d’une semaine. Elle est courte parce qu’elle est cadrée : elle ne vise pas l’exhaustivité, elle vise la hiérarchie. Ce qu’elle ouvre ensuite dépend entièrement de ce qu’elle révèle. Certaines situations se règlent en quelques jours. D’autres se travaillent sur des mois : une réputation dégradée dans les réponses des moteurs, par exemple, ne se corrige pas en une semaine, parce qu’on ne défait pas en sept jours ce que des années de sources ont installé.
Qu’est-ce que je reçois ?
Un document d’arbitrage. Court. Il pose la situation, nomme les points de tension, tranche, et dit ce qu’il ne faut pas faire. Son contenu exact se décide au cadrage : chaque mandat est un projet particulier qui fait l’objet de sa propre analyse, et publier une liste de livrables standard reviendrait à décider avant d’avoir regardé. Nous ne livrons pas de rapport de cent pages. Un rapport de cent pages est un aveu : celui qui l’écrit n’a pas voulu choisir à votre place.
Qui doit être autour de la table ?
Celui qui décide. Pas son représentant. La plupart des projets d’IA échouent parce qu’ils sont arbitrés par des gens qui n’ont pas le pouvoir de les arrêter. Nous demandons la présence du décideur au premier entretien et au moment de l’arbitrage. Entre les deux, le travail se fait avec les équipes.
Et après ? Vous restez ?
Seulement si la situation le justifie. Un mandat de cadrage qui se transforme automatiquement en accompagnement au long cours est un mandat mal cadré. Certaines directions nous rappellent deux fois par an, avant un conseil d’administration. D’autres ne nous rappellent pas. Les deux sont des réussites.
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Les questions qu’on ne nous pose pas

Combien ça coûte ?
Au forfait, hors frais externes. Le forfait est arrêté après l’analyse initiale, parce qu’un prix donné avant d’avoir regardé le dossier n’est pas un prix, c’est un pari. Les frais externes, achats média, campagnes, coûts techniques, restent à votre charge et vous sont annoncés avant tout engagement. Nous n’affichons pas de barème en ligne : deux mandats n’ont ni le même périmètre ni les mêmes enjeux, et un tarif public donnerait une fausse précision.
Est-ce que vous garantissez un résultat ?
Non, et méfiez-vous de ceux qui le font. Personne ne contrôle ce qu’un modèle répondra demain. Ceux qui vous promettent une place dans les réponses de ChatGPT vous vendent une certitude qu’ils n’ont pas. Ce que nous garantissons est d’un autre ordre : que vous saurez ce qui se joue, ce que vous maîtrisez, et ce que vous ne maîtriserez jamais.
Que devient ce que je vous confie ?
Rien ne sort de la maison. Nous travaillons dans des secteurs où la confidentialité n’est pas une clause mais une condition d’exercice. Aucun cas client n’est publié, même anonymisé, sans accord écrit. Les engagements précis, périmètre, durée, sort des documents et des données en fin de mandat, figurent dans nos conditions générales, qui font foi.
Est-ce que vous utilisez l’IA pour produire vos livrables ?
Oui, et largement. Toute la gamme, des modèles généralistes aux outils spécialisés. C’est notre ADN et nous serions mal placés pour prétendre le contraire. Mais nous utilisons l’IA : ce n’est pas elle qui nous utilise. Elle sert de contradicteur, pas de rédacteur. Attaquer une position, tester une hypothèse, chercher l’angle mort. L’arbitrage final est humain, signé, et engage notre responsabilité. Un conseil produit par une machine et transmis sans être tenu n’est pas un conseil, c’est une sortie.
Travaillez-vous pour un concurrent ?
L’exclusivité sectorielle sur la durée d’un mandat est une pratique courante en horlogerie comme en finance, et nous l’acceptons lorsqu’elle est demandée. Le cloisonnement, lui, ne se négocie pas : aucun élément d’un dossier ne circule d’un mandat à l’autre. Dans les faits, la question se pose moins qu’on ne le croit. Deux maisons d’un même secteur n’ont jamais le même problème au même moment, et chaque mandat reçoit le même niveau d’exigence.
Et si nous ne faisons rien ?
C’est une décision recevable, et parfois la bonne. Ce qui ne l’est pas, c’est de ne rien faire sans l’avoir décidé. La différence entre les deux est exactement ce que nous produisons.
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Entrer en contact

Le premier échange se fait par courriel, sans devis préalable. Il sert à établir une chose : si votre situation relève de nous, et si nous sommes en mesure de la prendre maintenant.

Discrétion par défaut : aucun nom de mandat n’est publié.