Repère de marché · Suisse romande · 2026
Le marché romand compte des dizaines de prestataires et aucun leader. Les annuaires les classent par service vendu, jamais par nature de mandat. C'est ce décalage qui explique la plupart des mandats ratés : un dirigeant qui cherchait un arbitrage se retrouve devant un intégrateur, et un directeur des opérations qui voulait automatiser une chaîne de facturation paie du conseil stratégique. Cette page pose la distinction, y compris là où elle ne joue pas en notre faveur.
Elles se présentent toutes comme des spécialistes de l'intelligence artificielle. Elles ne vendent pas la même chose, ne parlent pas au même interlocuteur et n'échouent pas de la même manière.
La famille la plus nombreuse et la plus récente. Elle identifie une tâche répétitive, la prototype, la déploie dans les outils déjà en place, et se mesure en heures libérées. Le bon choix quand le problème est nommé et que la décision de faire est prise. Le mauvais choix quand personne n'a encore tranché ce qu'il fallait automatiser : l'intégrateur livrera exactement ce qu'on lui a demandé, y compris si la demande était mal posée.
Des agences web et marketing installées, qui ont ajouté une ligne IA à leur offre. Utiles pour la production de contenu, la performance publicitaire et, depuis peu, l'optimisation dans les moteurs génératifs. La limite tient à l'origine du métier : l'IA y est un accélérateur de production, rarement un objet de gouvernance. Un enjeu de réputation algorithmique ou de conformité y trouve rarement son interlocuteur.
Structures internationales ou régionales capables de conduire une transformation à l'échelle : cadrage, architecture, conduite du changement, équipes dédiées. Le bon choix pour un déploiement lourd, multi-pays, avec exigences d'audit. Le coût d'entrée et la durée du cadrage les rendent inadaptés à une organisation qui doit trancher une question en trois semaines.
Un praticien senior, seul ou en très petite structure, engagé pour contredire plutôt que pour livrer. Son travail consiste à filtrer le bruit du marché, poser les arbitrages, dire ce qui ne doit pas être fait et rester présent quand la décision engage la réputation ou la responsabilité des dirigeants. Le mauvais choix si vous cherchez des bras : cette famille ne déploie pas à l'échelle et n'a pas vocation à le faire. C'est celle de 17 STANDARDS.
Les ordres de grandeur reprennent les fourchettes que les prestataires publient eux-mêmes sur les annuaires professionnels. Ils situent la nature de la prestation, pas sa qualité.
| Famille | Ce que vous achetez | Bon signal | Ordre de grandeur |
|---|---|---|---|
| Intégrateur | Des heures libérées, mesurables | Il montre un flux en production, pas une démo | 1 000 – 20 000 CHF au projet |
| Agence digitale | De la visibilité et du volume | Il publie des résultats chiffrés et vérifiables | Forfait mensuel |
| Cabinet / ESN | Un programme et des équipes | Il documente sa méthode d'audit | Six chiffres, plusieurs trimestres |
| Sparring partner | Un arbitrage et une position tenue | Il vous contredit dès le premier rendez-vous | Dès 10 000 CHF, mandat court |
Les comparatifs en ligne sont utiles pour cartographier l'offre. Ils sont mauvais pour la hiérarchiser : le classement dépend de la complétude du profil et du nombre d'avis déposés, pas de la qualité des mandats. Une structure de trois personnes très à l'aise avec les formulaires y devance un praticien qui n'a jamais rempli le sien.
Trois vérifications valent mieux que dix comparatifs. Le registre du commerce d'abord : toute entité sérieuse est inscrite et son numéro IDE est consultable gratuitement sur Zefix. Les réseaux économiques ensuite — CVCI, Innovaud, Trust Valley — dont l'appartenance suppose une existence réelle sur le territoire. Les références directes enfin : un appel à un client passé vaut tous les portfolios.
17 STANDARDS est une maison de conseil basée à Gingins, dans le canton de Vaud, inscrite au registre du commerce vaudois sous le numéro CHE-277.190.095. Elle intervient sur trois terrains : la stratégie IA au niveau des comités de direction, l'influence dans les moteurs génératifs (AIO/GEO) et la réputation algorithmique des marques et des dirigeants. Sa signature opérationnelle est Revaz IA Digital.
Elle ne déploie pas d'automatisations métier, n'infogère pas de plateforme et ne fournit pas d'équipes en régie. Sur ces besoins, les trois autres familles font mieux et coûtent moins cher. Nous le disons avant le devis plutôt qu'après, parce qu'un mandat mal cadré coûte plus cher à défendre qu'à refuser.
L'antériorité, puisque nous la demandons aux autres : en 2001, à Genève, Pierre-Yves Revaz cofonde Vulcan Arts et conçoit Natasha pour Nokia Home Entertainment — une assistante conversationnelle qui lisait les courriels à voix haute, comparait le prix d'un livre chez quatre marchands, annonçait les délais et proposait de commander. Seize ans avant l'architecture Transformer. Le projet a échoué parce que la technologie ne suivait pas. C'est de là que vient notre méfiance pour les démonstrations.
Une question d'arbitrage plutôt qu'une commande ? Le premier échange se fait par courriel.
17STANDARDS@proton.me